Déclaration de candidature de François Bayrou
aux élections municipales 2026
Le 18 janvier 2026
Stade du Hameau
Boulevard de l’Aviation, 64000 Pau
Mesdames, Messieurs,
Merci à tous d’être là pour réfléchir ensemble à l’avenir de notre ville, de notre agglomération.
Merci d’être là parce que dans deux mois, nous serons entre les deux tours des élections municipales. Et nous voyons bien que ce sont des élections vitales. Vitales pour nous.
Et merci d’être là parce que nous avons vécu ensemble pendant 12 ans une incroyable aventure. Alors je cherche du regard tous ceux qui ont partagé cette histoire civique et amicale. Parce qu’en 12 ans, nous n’avons pas eu une querelle, pas eu une difficulté d’orientation. Et on a fait des choses. Je vais essayer d’en rendre compte, j’essaierai de ne pas être trop long. Mais s’il y a un moment pour commencer une réunion par un bilan de mandat, c’est évidemment celle-ci.
Il faut avoir un chiffre présent à l’esprit. Il y a 12 ans, la ville de Pau perdait 1000 habitants tous les ans. Et ce depuis 5 ans, pendant toute la durée du mandat, 5000 habitants en 5 ans. Je ne sais pas si vous mesurez l’hémorragie que cela représente. L’hémorragie en habitants, l’hémorragie en énergie. Et évidemment, tout cela se répercutait sur tous les aspects de la vie. Je n’ai pas besoin de le dire, en particulier sur le commerce de centre-ville et sur la tenue du centre-ville.
Il y a 12 ans, la rue des Cordeliers était quasiment à l’abandon. Il y a 12 ans, la place de Verdun était classée par la presse locale parmi les 10 places les plus moches de France. Et il y a 12 ans, ce qui m’avait le plus frappé de tout : il n’y avait pas un seul vestiaire en état pour les enfants sur tous les stades de la ville. Et quand je dis qu’ils n’étaient pas en état, j’ai des hauts le cœur en y pensant.
Et puis nous avons lancé l’opération Métamorphose. 12 ans après, on vient de vivre quelque chose qui paraissait quasiment impossible, parce que quand vous êtes sur un toboggan pour stabiliser et remonter, c’est extrêmement difficile. Nous avons vécu ces difficultés-là avant de stabiliser la situation. Nous gagnons 30, 50 habitants et on y voyait de bons signes. Sur les 3 dernières années, nous avons gagné 5000 habitants. Et 1850 l’année dernière. Nous avons redépassé le seuil de 80 000 habitants qui avaient été abandonnés depuis 10 ans. C’est un signal formidable. De redressement, d’envie de vivre, d’attrait de la cité, de son énergie.
C’est un plébiscite de tous les jours. Nous avons l’habitude de dire que les habitants votent avec leurs pieds. S’ils s’en vont, c’est un désaveu et s’ils arrivent, c’est une adhésion et c’est donc extrêmement précieux pour nous parce que c’est le plébiscite de ceux qui viennent, c’est le plébiscite de ceux qui visitent. C’est le plébiscite des nôtres.
Et je ne crois pas exagérer en disant qu’un très grand nombre de palois nous disent, me disent à quel point pour eux cette ville est une chance et un joyau.
Pour cette magnifique aventure, nous avions une stratégie. Et cette stratégie-là, je me souviens très bien de l’avoir définie devant quelques-uns d’entre vous, ceux qui étaient là à cette époque. Elle consistait à allumer tous les moteurs de la fusée en même temps. Nous allons prendre tous les secteurs en panne et les rendre dynamiques. Et tous les secteurs dynamiques, nous allons renforcer leur énergie et leur ambition. C’est exactement ce que nous avons fait.
Nous avons commencé par quelque chose à mes yeux de très important et peut être aux vôtres aussi. Nous avons commencé par la propreté. Nous avons effacé tous les tags de la ville.
Ils ne sont jamais revenus. Et chaque fois qu’il y a quelqu’un qui fait un graffiti dans un coin, chaque fois dans la nuit même, on intervient pour que soit impeccable la ville. C’est une impression très importante pour ceux qui nous visitent. Ils ne savent pas très bien pourquoi, parce que les tags ailleurs, on ne les identifie pas, et cela donne une impression d’abandon. Mais quand vous avez posé cette loi de la propreté, alors cela donne à la ville quelque chose de tout à fait essentiel.
C’est la raison pour laquelle je remercie vraiment tous les élus et tous les services qui ont en charge la propreté de la ville. Nous venons d’obtenir la 4e étoile de la propreté, une reconnaissance nationale.
Nous nous sommes occupés aussi très vite de la sécurité. La sécurité, c’est pour moi la politique la plus sociale qu’on puisse trouver. Parce que l’absence de sécurité, cela frappe qui ? Cela frappe les plus fragiles, les plus âgés, ceux qui ne savent pas se défendre, ceux qui ont peur.
Nous avons commencé par la police municipale. Nos opposants disaient que cela ne servait à rien et que de toute façon, on ne trouverait pas à embaucher des gens expérimentés.
Puis, suite au drame de l’attentat de la promenade des Anglais, nous avons décidé d’armer la police municipale au milieu de hauts cris de tous ceux qui s’y opposaient en disant qu’on ne pouvait pas et qu’on ne devait pas faire ça.
Nous avons mis en place la vidéosurveillance, là encore au milieu de polémiques qui nous accusaient de vouloir observer la vie privée des gens. En 10 ans, personne n’a pu dire qu’il avait été offensé dans sa vie privée par les caméras de surveillance. Nous en avons aujourd’hui plus de 200 qui fonctionnent 24 h sur 24.
À l’époque où nous avons été élus, il y avait 12 policiers municipaux pour une ville de notre importance. Il y en a aujourd’hui 72, y compris ceux du CSU, y compris 2 brigades canines. Tout ceci est absolument essentiel parce que c’est par la police municipale que passe en particulier l’alerte à la police nationale. Ils sont en contact par radio à chaque instant.
Permettez-moi d’adresser un message particulier à la justice, à Monsieur le procureur et à la police qui hier a rendu public le résultat d’une intervention contre ces 2 bandes qui, depuis 3 ou 4 mois, multipliaient les coups de feu d’intimidation pour se faire peur entre eux.
Cela faisait évidemment peur à nos concitoyens. Avoir ainsi des arrestations préparées de longue main auxquelles tous les services, y compris les nôtres, ont participé, c’est pour moi une raison d’espérer et d’adresser aux fonctionnaires le message de félicitations qui convient.
Et puis, 3e moteur, l’urbanisme, l’architecture. Il y avait dans la ville une ambiance grise dont tout le monde se souvient. Nous avons décidé de colorer les façades. Nous en avons coloré 300 avec un nuancier homogène ou en tout cas coordonné.
Nous nous sommes occupés de toutes les places, le cœur de la métamorphose, et de tous les bâtiments abandonnés. Nous avons commencé par les halles. Vous vous souvenez avec quelles polémiques, quelles accusations, quelles outrances. Les halles, cette année, c’est 1 million et demi de passages, 1 million et demi, plus de 30 000 par mois.
Avec son carreau désormais réservé aux producteurs, d’authentiques producteurs locaux. Et vous vous souvenez au milieu de quelles accusations ? Et vous vous souvenez de la polémique qu’il y a eu parce qu’on ouvrait les halles le dimanche. Bref, toutes les outrances.
Et désormais, c’est un point de rendez-vous, une réussite de la cité, une fierté pour tout le monde et un moteur de développement.
En faisant repartir le cœur du centre-ville, nous avons fait repartir le centre-ville. C’est sur cet ensemble République-Halles, qu’il y avait tant de bâtiments abandonnés, squattés. Nous avons réussi à rendre au quartier une vie que tout le monde salue.
Et puis derrière, nous nous sommes saisis de l’ancienne bibliothèque abandonnée là encore, pour y installer l’école des arts et du design, en liaison avec le musée des Beaux-arts, qui lui-même a connu son épisode de rénovation. Nous avons travaillé sur les villas préservées : Villa Clermont, Villa Beit-Rahat. Et enfin, nous sommes passés au Foirail, le quartier Foirail et Carnot. Les adjoints du quartier le savent. Tout le monde disait que c’était cuit, que cela ne repartirait jamais.
Nous avons réussi quelque chose d’extraordinaire, c’est-à-dire y installer un poumon culturel. Un poumon culturel en centre-ville avec l’installation du Méliès qui était, vous vous souvenez, dans des locaux qui n’étaient même pas accessibles. Nous avons réussi à bâtir 3 salles d’art et d’essai. Et au moment où toutes les salles d’art et d’essai en France perdent de la fréquentation, le Méliès a gagné 15% de fréquentation. Son bar est devenu un des points de rencontre, un des points de rendez-vous.
La salle pour le spectacle vivant est aussi identifiée par tout le monde comme une réussite, comme une acoustique formidable. Ceux qui chantent savent très bien de quoi il s’agit, et l’orchestre et les Caminos dont on reparlera un peu plus tard. Le théâtre, la danse avec Espaces Pluriels, le cirque, les cultures urbaines y ont trouvé leur place. Et toutes les saisons, le jazz en particulier, sont au-delà de 100% de réservation pour toute l’année.
Et puis il y avait un autre lieu qui était abandonné, c’était le Hédas. J’ai quand même une vraie fierté qu’on ait installé là ce qui n’existe nulle part ailleurs. C’est-à-dire un village dédié à la culture de chez nous, à la culture occitane, en liaison avec les calandrettes qui sont à côté, à la langue, à la musique.
Sur les quartiers, je considère que l’opération que nous avons conduite à Saragosse est une opération — ce n’est pas moi qui le dis — nationalement exemplaire. Elle est reconnue comme telle par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine. L’opération a d’ailleurs été saluée par d’innombrables reconnaissances nationales.
La place Laherrère était abandonnée, effondrée, avec évidemment là encore des occupations, pour le moins qu’on puisse dire, peu légales. Nous avons réussi à en faire une place magnifique sur le modèle des bastides béarnaises. Nous avons réussi — et vous souvenez, au milieu de quelle polémique — à faire en sorte que les bâtiments qui devaient être détruits le soient. Se sont installés à la place des jardins, des aires de jeux.
C’est une mutation incroyable. Ceux qui travaillent sur les logements sociaux le savent bien. Chaque fois qu’on attribuait des logements à Saragosse, un sur trois était refusé par les personnes à qui ils étaient attribués. Aujourd’hui, on visite le quartier Saragosse. Des gens viennent pour voir ce que ce quartier est devenu. C’est évidemment pour moi une grande fierté.
Le marché a été réinstallé là, Pôle emploi, l’école du numérique, l’école de la seconde chance. Tout cela est évidemment une magnifique réalisation.
Et puis les entrées de ville. Je parle simplement des années qui viennent de s’écouler, des dernières années. L’entrée Est, l’entrée vers la route de Tarbes, la place de la Monnaie. Vous vous souvenez comme il y a eu des polémiques sur la place de la Monnaie. La réhabilitation de la Place de la Monnaie que nous avons réalisée vient de recevoir le premier prix national des entrées de ville. Cela dit tout simplement ce qu’une politique déterminée réussit à faire.
Nous avons installé des centres de santé contre l’opposition. Là encore, qui considérait que parce que c’étaient des centres de santé avec des médecins libéraux, on ne devait pas aider. Ce sont des polémiques qui n’ont plus aucun sens.
Et puis nous avons végétalisé beaucoup. Alors, la ville de Pau est la ville de France qui a le plus d’espaces verts par habitant. Il se trouve que nous avons ajouté 15 hectares d’espaces verts. Nous avons ajouté le parc naturel autour du Gave que nous allons devoir aménager. Tout cela est évidemment très important.
Et enfin, les Galeries Lafayette, opération unique, exemplaire. D’abord architecturalement. Le miracle de sauver la façade. C’est une opération qui ne coûtera rien parce que le loyer remboursera l’emprunt.
Au final, nous aurons à la fois une opération de revitalisation de centre-ville avec bâtiments emblématiques et nous aurons des commerces emblématiques. Nous aurons une locomotive commerciale. Nous aurons un patrimoine qui nous sera acquis pour toujours. Je ne pense pas qu’il y ait d’opération aussi, allez, audacieuse que celle-là. En tout cas, je sais une chose avec certitude, c’est que jamais le privé n’aurait pu faire une opération comme celle-là. Jamais.
C’est très important que nous ayons avancé sur tous ces fronts à la fois, allumé tous les moteurs de la fusée en même temps. Je viens de rendre compte de quelques-uns des moteurs dont je vous parlais.
Et deuxième chapitre essentiel, l’économie, le moteur de l’économie. Nous avions avant-hier les vœux d’Hélioparc et nous avons appris à cette occasion deux choses que je veux rappeler devant vous. Sur les deux mandats, ce sont plus de 3000 emplois qui ont été créés autour d’Hélioparc.
Cette année seulement, ce sont 35 entreprises, 35 nouvelles start-up qui sont venues s’installer, la plupart sur l’intelligence artificielle. Ce qui conforte le fait que nous sommes le deuxième pôle de recherche publique et privée sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
Moteur suivant, le sport et la culture. Nous sommes à la Section paloise. Nous sommes au stade du hameau. Il y avait des buttes de terre derrière les poteaux. Les plus avisés s’en souviennent. J’ai vu Bernard Pontneau, le président que je salue. Nous avions dessiné ensemble ce que les tribunes devaient être. C’est une réussite, je crois, exceptionnelle, mais c’est une réussite qui a permis et porté la réussite de tous ceux qui ont construit la nouvelle section avec une stratégie.
Je crois que la stratégie est l’essentiel en toute chose. Celle de Bernard Pontneau et son équipe remarquable était de dire : nous aurons des champions, mais nous allons les former nous-mêmes et ils seront enracinés chez nous. Si vous regardez, y compris parmi les jeunes internationaux, leur âge en général, moins de 22 ans, et leur origine en général dans le département ou les départements voisins. Cela dit quelque chose de l’authenticité d’une démarche qui n’est pas seulement la démarche de la Section, qui est notre démarche à tous, ensemble, dont nous parlons très souvent et que nous partageons.
Le Pau FC, quand nous sommes arrivés, il n’y avait pas de stade du tout, ils jouaient là. Et évidemment, avec le terrain labouré par les avants de rugby, ce n’était pas exactement ce qui convenait pour le football. Nous avons créé 5 terrains synthétiques pour le sport d’équipe amateur et professionnel et ce n’est pas fini. Nous avons modernisé 5 gymnases et le gymnase Clermont va rouvrir dans quelques jours. Nous avons dépensé 6 millions sur le plan gymnase. Et puis nous avons installé partout des agrès sportifs pour les amateurs, pour le loisir, pour la santé.
Nous avons installé la passerelle de la gare qui a rendu accessible les quais alors qu’ils ne l’étaient pas.
Nous avons dépensé ces dernières années 6 millions par an en moyenne sur les écoles avec 12 écoles accessibles. Nous avons végétalisé 14 écoles. Nous avons dépensé en tout 25 millions. Et pour le périscolaire, nous avons déprécarisé 140 emplois. Ce n’est pas rien d’avoir apporté plus de la sécurité à ces jeunes garçons et jeunes filles.
Pour ce qui est de la culture, les « Idées mènent le Monde » sont le succès que vous savez. Les concerts gratuits de l’été à Pau, l’orchestre, les Caminos, seule, je crois, presque seule réussite de cet ordre. Au concert de jeudi soir, il y avait 220 Caminos sur la scène. Et le chœur, n’en parlons pas, dont chacun sait et salue la qualité remarquable.
Tout ce qui gravite autour de l’orchestre, mais aussi le festival des arts de rue, le concours d’éloquence, l’opération « Cultur’en bus » et les médiathèques, tout cela forme une politique culturelle importante.
La culture locale, régionale, diraient certains. Moi, j’aime beaucoup la phrase de Nadau. Il dit qu’est-ce que c’est l’universel ? C’est le local, moins les murs. Je trouve que c’est une admirable formule et donc nous l’appliquons ici. Langue occitane, Gascogne, béarnaise ou béarnaise, Gascogne, occitane, dans l’ordre que vous voudrez.
Le travail scientifique est conduit autour de la langue par des linguistes remarquables qui ont réussi par l’intelligence artificielle à créer la prononciation à l’oreille béarnaise indiscernable, d’une qualité de prononciation formidable. Mais c’est vrai aussi pour la lexicographie. Et puis ce qui se fait en matière de musique contemporaine. Cela crée un biotope formidable.
Nous avons conduit une politique de ville verte, d’environnement, de développement durable. Le réseau de chaleur est désormais à 80% d’origine non fossile. Nous étudions la géothermie partout où nous ne pouvons pas faire passer le réseau de chaleur, comme aux Galeries Lafayette.
Le Fébus à hydrogène. 25% d’aménagements supplémentaires sur le plan vélo. 40 nouvelles stations de vélos électriques. Des dizaines de placettes que nous avons réaménagées au même titre que les cimetières.
Au quartier Saragosse, 80% des logements ont été réhabilités et isolés, et 100% des logements d’Ousse-des-Bois. Nous sommes quasiment au bout du programme de réhabilitation de Pau Béarn Habitat, née de la fusion de nos 2 organisations de logement social, qui compte désormais plus de 10 000 logements sous sa responsabilité.
Je voudrais défendre devant vous l’idée que la beauté est un service public. La beauté de la ville est une politique que nous devons aux habitants. C’est une obligation civique. Vous savez très bien, lorsqu’on a des moyens, lorsqu’on a de l’argent et des relations, quand on invite ses cousins ou ses amis, on leur fait visiter sa maison et son jardin. Et si on n’a pas tout ça, qu’est-ce qu’on peut faire visiter ?
La ville. La ville est une richesse spécialement pour ceux qui n’ont pas les moyens.
Pour la Fête des Lumières, les jardins et les marchés de Noël, il est passé, c’est le chiffre des commerçants, 3 millions de personnes. Tout le monde a vu à quel point c’était vivant, bondé.
Les chiffres officiels du commerce viennent de sortir de la Fédération des Acteurs du Commerce des Territoires. Pau se situe dans le top 4 des villes entre 50 et 100000 habitants qui ont le plus réussi à faire renaître leur centre-ville.
Un mot enfin pour l’hôpital et ses 250 millions de subventions. Et ce n’est pas tout à fait fini. Cela fait partie du rayonnement. L’enseignement, l’école, l’éducation, l’université, la santé, la recherche, le sport et la culture, tout cela est un ensemble. Tout cela correspond à cette idée de rallumer tous les moteurs.
Pardon, c’était une énumération. J’imagine que certains trouvent longue, mais il me semble qu’on ne peut pas ne pas avoir la fierté de cette équipe. Parce que je vous encourage à reprendre le programme de notre dernière élection. Et vous allez vous apercevoir que plus de 90% des engagements ont été respectés.
Alors parfois avec des glissements. Nous avions imaginé un auditorium à Beaumont, et puis nous nous sommes aperçus que c’était beaucoup mieux de le faire au Foirail. 90% des engagements ont été tenus et plus de 50% de réalisations en plus n’étaient pas dans le programme. Quand vous avez prouvé pendant 12 ans que vous respectiez intégralement et bien au-delà les engagements que vous avez pris, alors cela veut dire que vous respecterez les engagements que vous prendrez.
C’est une chose essentielle de pouvoir prouver que nous avons été au rendez-vous du contrat. Ce travail qui a été conduit par l’équipe que vous formez et dont je répète qu’elle était dévouée et chaleureuse. Ce travail-là est une garantie pour l’avenir. Ceci dans une maîtrise financière absolue.
Je dis au passage que sur l’endettement se mesure avec un coefficient. Un ratio de désendettement. Qu’est-ce que cela veut dire ? On regarde si vous avez les moyens de rembourser la dette que vous avez contractée. La loi dit que vous ne devez pas dépasser 12 années des moyens que vous dégagez chaque année pour rembourser la dette.
Alors évidemment, il y a des villes comme Paris et des grandes villes du Sud-Est qui sont au-dessus de 15 années. La plupart des villes sont à 7, 8, 9. Nous sommes à 4 années, entre 4 et 5 et nous sommes au-dessous de la moyenne des villes qui sont de notre importance. Ces chiffres seront prouvés naturellement.
Et puis nous avons été enfin au rendez-vous de la proximité. Je veux citer le projet Kennedy. Ce que nous avons fait à Kennedy. Parce que les riverains, la population nous ont dit il faut nous écouter et nous avons, avec eux, dessiné le jardin, la place Kennedy. Je suis très fier que nous ayons fait cela.
Et enfin, dernier point qui est pour moi très important, c’est une conception de l’action publique. Ceux qui travaillent avec moi le savent. J’ai toujours été hostile aux privatisations. Nous n’avons jamais rien privatisé depuis 12 ans que nous sommes là. Pourquoi ? C’est extrêmement simple, parce que les entreprises privées ont le devoir de dégager du profit pour leurs actionnaires. Nous
pouvons avoir toutes les souplesses, autant d’efficacité que les entreprises privées, s’il y a l’esprit. Et nous n’avons pas besoin de dégager du profit. Nous avons besoin que le service coûte son juste prix.
Cela suppose une chose dont nous sommes très fiers. Cela suppose un climat social exemplaire. Nous n’avons pas eu de grève ces dernières années. Nous avons eu au contraire un travail en confiance précis et il faut que je remercie le directeur général des services et l’adjointe chargée du sujet pour le travail que nous avons conduit de confiance avec ceux qui sont dans l’organisation publique, qui s’occupent de la ville, quelle que soit leur fonction. Cela a été infiniment précieux.
C’est la garantie que ce que nous allons dire maintenant doit être pris au sérieux.
Je ne vous donnerai pas ce soir un programme complet, évidemment, parce que nous aurons tout à fait le temps de le donner précisément. Nous ouvrons une nouvelle étape qui nous permet de basculer vers l’avenir. Cette nouvelle étape est marquée par une volonté que je voudrais souligner. Nous avons fait une ville unique à voir, à visiter, à découvrir, et je pense maintenant que nous devons nous fixer de faire une ville unique à vivre.
Cela suppose d’abord de continuer le plan. Je voudrais m’arrêter une seconde sur ce sujet. Continuer cet effort. Continuer le plan. Et il y a évidemment un risque parce que ceux qui se présentent contre nous ont voté contre tout, y compris ce qui est pour moi stupéfiant sur les sujets de sécurité.
Ils ont voté contre la police municipale. Ils ont voté contre l’armement de la police municipale. Ils ont voté contre la vidéosurveillance. Et voilà que ces dernières semaines, ils ont trouvé le moyen, en se détestant entre eux avec dans des proportions que chacun connaît ici, d’aller manifester tous ensemble contre l’arrêté que j’ai pris pour empêcher les regroupements de personnes qui étaient agressives avec les gens place d’Espagne, agressives et alcoolisées.
Ils ont manifesté contre, tous ensemble, comme si c’était cela un combat pour des élus. Eh bien, pour moi, le combat des élus est de protéger les plus faibles. De protéger les jeunes filles qui ne sont pas capables de se défendre, de protéger les enfants et de protéger simplement nos concitoyens.
Si vous saviez les témoignages, le nombre des témoignages de satisfaction que nous avons reçus, les élus les connaissent bien de la part des commerçants et des associations et des organisations administratives qui sont dans le quartier de la place d’Espagne.
Il ne faut pas se tromper. Ceux qui ont manifesté depuis 12 ans, ils ont choisi d’être des destructeurs de ce que nous faisons. Et moi, je pense qu’il faut qu’on soit mis en garde contre cette volonté de détruire l’élan qui a donné à la ville cette capacité dans tous les domaines et la sécurité.
Ils ont voté contre les Halles, ils ont fait campagne contre le Foirail, ils ont voté contre les centres de santé. Il est impossible de considérer qu’il n’y ait pas un risque dans la manière dont ils conçoivent les choses.
Alors, je disais, une ville unique à vivre. Je vais vous dire quelques points de programme, pas plus d’une vingtaine. Il y en aura plus dans le programme. Nous allons nous engager pour Pau, une ville unique à vivre. Cela veut dire pour moi une ville pleinement équipée.
Alors, à tout seigneur tout honneur, nous allons bâtir la quatrième tribune du stade du hameau. Nous allons achever la Sernam dans laquelle nous allons créer un espace pour les musiques, les rencontres, les expositions, l’extension du skatepark. Tout cela prendra place dans le bâtiment de la Sernam qui est une cathédrale. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille de le visiter. Les travaux de couverture ont commencé et cela va être formidable.
Nous allons reconfigurer le lac d’Ousse-des-Bois conformément au résultat de la consultation de la population qui a plus de 95% a dit qu’il fallait le réduire et installer sur ces espaces des jeux d’enfants. Cette idée portée par certains depuis longtemps va entrer dans la réalisation.
Nous allons porter le réseau de chaleur dans son extension maximale. Et je le disais, là où le réseau de chaleur ne suffira pas, la géothermie sera présente. Ce n’est pas pour rien que j’ai défendu la géothermie dans l’espace national.
Je voudrais qu’on travaille, on ne pourra pas le faire tout seul avec le département, sur les bâtiments de calandrettes. Les calandrettes ayant atteint un point de développement très important, 220 ou 230 élèves. Et se pose la question au bout du collège, du lycée.
Une ville unique à vivre, c’est une ville présente en proximité. Nous allons créer 4 terrains synthétiques. Nous allons créer, c’est très important pour moi, un nouveau parking à l’hôpital, un parking silo, un parking en étage, de manière que les professionnels et les familles qui visitent les patients et les patients eux-mêmes puissent sortir de ce perpétuel engorgement dans lequel on vit.
Nous allons continuer l’équipement de la ville en sanitaires. Cela paraît ridicule pour certains, cela paraît bizarre, mais nous avons conçu puis installé une vingtaine de nouveaux sanitaires en centre-ville. Il faut trouver des modèles plus petits, par exemple pour les terrains de boules.
Nous allons poursuivre le plan gymnase. Nous allons construire au moins un gymnase nouveau.
Et enfin, nous allons porter la troisième phase du plan vélo. Nous allons poursuivre cette troisième phase en liaison d’ailleurs avec les usagers et les associations.
Une ville unique à vivre, c’est une ville pleinement aidante et protectrice.
Il y a quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Je suis frappé de voir à quel point sont malheureux les jeunes filles et les jeunes garçons qui, parce que leur famille ne peut pas les aider, ne trouvent pas de stage. Je veux qu’on prenne en compte une organisation pour chercher des stages pour eux. Il y a des familles, des origines, des quartiers dans lesquels ils entament des études. Ils ont besoin de trouver des stages pour valider leur formation. Et quand ils n’en trouvent pas, je parle de témoignages pour moi très émouvants, je vois des visages, quand ils n’en trouvent pas, c’est leur formation qui disparaît.
Il va falloir être très imaginatif. Il va falloir faire travailler les entreprises. C’est très important, une ville qui aide et qui protège. Une ville qui prend en compte les difficultés réelles, pas théoriques, de la vie de tous les jours et précisément de celles -c’est souvent des filles- et de ceux qui tout seul n’ont pas des parents pour les aider à trouver l’entreprise pour faire des stages.
Nous allons poursuivre et entrer dans la dernière étape du plan anti-solitude. Nous allons y entrer de cette manière, je crois, la plus éloquente possible puisque le plan anti-solitude va avoir au couvent Lamotte, au 22 rue Lamothe, son siège. Et d’ailleurs, ce siège sera aussi un siège protecteur et en même temps qui apportera de la vie puisque nous allons aménager six appartements pour des femmes qui sont poursuivies, qui sont sous la menace de leur conjoint.
Au 22 rue de Lamothe, il y a un jardin, un verger, des arbres fruitiers, enfin tout ce qui permet à une maman qui a besoin de fuir son conjoint et de se protéger contre lui, tout ce qui lui permet de trouver l’apaisement.
Et enfin, nous avons, nous allons travailler à un vieux rêve que je poursuis. Pour l’instant, je n’y suis jamais arrivé, qui est le rêve d’une école du soir pour tout le monde. Si vous avez envie d’étudier le solfège et que vous avez 60 ans, eh bien, on va vous permettre de réaliser ce rêve. Il suffit que vous trouviez 4 ou 5 ou 6 personnes dans la ville qui ont le même rêve. Si vous avez envie d’étudier l’ornithologie, eh bien, on va mettre en place la formation contre une somme modique qui va vous le permettre.
Ce que je dis, c’est un vieux rêve. Je n’y suis jamais arrivé, mais la vie montre qu’il suffit de persévérer. C’est comme cela que les États-Unis se sont construits par l’école du soir. Cela peut être la langue pour des gens qui viennent de l’étranger. Cela peut être une initiation à la démocratie. Par exemple, en période électorale, si cela avait existé, je suis sûr qu’il y a des gens qui auraient souhaité se former en finances municipales. D’ailleurs, cela aurait été, je pense, utile pour un certain nombre d’entre eux.
Et donc, vous voyez tous ces rêves qu’on a et qu’on ne réalise jamais. Eh bien, nous allons essayer de les rendre possibles. C’est en quoi nous serons ville unique à vivre.
Une ville unique à vivre, c’est une ville pleinement familiale. Je veux que nous travaillions sur les mamans seules. Elles sont très nombreuses, elles ont des difficultés de vie très importantes, et aussi sur la garde des enfants, pas seulement les crèches, mais les maisons d’assistantes maternelles.
Il y a pour tous ceux qui ont des enfants de très grandes difficultés. Or, c’est la clé du bien-être et de leur accomplissement
Et puis, nous allons travailler sur des projets d’habitat partagé de générations différentes que nous allons essayer de rapprocher.
Une ville unique à vivre, c’est une ville pleinement verte et accueillante, avec un engagement. Tous les palois auront un jardin à moins de 10 min de chez eux. Nous allons faire l’extension du parc Beaumont. J’essaierai que dans tous les coins de la ville, nous ayons des jardins fleuris, en particulier des jardins de roses. Parce que en parlant avec des gens et des personnes un peu âgées quelquefois, ils rêvent de trouver cette beauté-là à portée de la main.
Nous allons aménager les berges du Gave. Notamment en accession directe depuis la gare. Parce que, comme vous savez, la passerelle qui conduit à la passerelle, elle est faite pour soutenir un sentier d’accession sur les berges du Gave.
Et puis, il y a un manque à Pau. Je le formule peut-être un peu brutalement, c’est une boîte de nuit sans nuisances. Nous avons un projet pour installer une boîte de nuit sans nuisances à proximité immédiate du centre-ville, mais sans gêner les riverains avec le degré de sécurité nécessaire.
Et puis des lieux associatifs dans tous les quartiers comme il y en a un certain nombre.
Une ville unique à vivre, c’est une ville pleinement active. Nous allons travailler à l’attractivité économique avec beaucoup d’animateurs d’entreprises et de cadres qui ne demandent que cela et qui ont une expérience remarquable dans les entreprises et les situations de responsabilité qu’ils avaient avant.
Nous allons travailler à ce que les études de santé puissent être continuées et poursuivies à Pau. Pour que notre hôpital devienne le centre, le cœur avec Tarbes, avec la Côte Basque, avec les Landes, devienne le cœur d’un parcours de formation à la santé. Et c’est très important. Comme vous savez avec la question des déserts médicaux, les étudiants s’installent de préférence où ils ont fait leurs études. Ceci est une responsabilité.
Et enfin, septième chapitre, une ville unique à vivre, c’est une ville pleinement citoyenne. Nous allons installer partout des conseils de quartier, parce que quand vous dépassez 80 000 habitants, c’est une obligation légale. Donc on va installer des conseils de quartier.
Nous allons travailler sur les forums que nous tenons régulièrement. Nous allons essayer de travailler sur les forums numériques, que l’on puisse intervenir de chez soi pour poser des questions, apporter des idées. Et enfin, il y aura une organisation qui permettra le suivi des engagements de campagne. Comme vous avez vu, on a respecté 90% et la prochaine fois, on aura un peu plus de temps encore pour les engagements de campagne puisque le prochain mandat, si tout est respecté, sera de 7 années au lieu de 6 années.
Voilà ce que je voulais présenter devant vous, un bilan qui est la garantie du travail que nous ferons plus tard. Et ce bilan, pour moi, le plus important de tout.
C’est aux enfants de la ville que je pense, aux petites filles, aux petits garçons qui ont eu la chance de naître ici et dont je voudrais aussi qu’ils puissent faire leur vie ici. Je veux qu’ils profitent de la fierté d’une ville qui ne ressemble à aucune autre. Je veux qu’ils en soient fiers et je veux qu’ils sachent qu’il y a des responsables qui pensent à leur avenir, à l’avenir de leurs parents -je viens de parler des mamans quand elles sont seules- et à leur avenir à eux, et c’est pour eux que nous sommes engagés et que nous serons engagés.
Vous avez compris que c’était une déclaration de candidature pour les élections municipales qui viennent.
Merci à tous. Merci, je suis très content qu’on ait partagé ce moment.
François Bayrou
